Pour tout savoir sur de diabète de type 2

Pas de régime, bouger et moins manger !

On mange toujours trop. Pour perdre du poids, il faut apprendre à manger moins en étant satisfait.

Comment j'ai perdu 15 kilos.

 

J'ai mis du temps avant de vraiment prendre conscience que je ne pourrai équilibrer mon diabète 2 durablement qu'en perdant du poids. Je me traitais depuis 5 ans mais je n'avais pas accordé assez d'importance à l'hygiène de vie.

 

Comme je le dis  dans le paragraphe d'introduction, "les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés" ! Les médecins ne sont pas les mieux soignés ! D'autant plus qu'ils répugnent souvent à consulter. Grave erreur.

 

Pourtant, comme je l'ai  signalé, pour m'obliger à marcher dans Paris, j'avais déplacé mon cabinet qui n'était plus situé dans mon appartement de vie mais à 3 kilomètres, distance que je parcourais presque chaque jour à pied à l'aller et au retour. Soit 6 kilomètres par jour, une heure de marche rapide.

 

Nous étions en septembre 2000. Je pesais 84 kilos pour une taille de 1m 64. Beaucoup trop évidemment.Je devais perdre d'abord au moins 10 kilos et si possible plus.

 

Je n'avais aucune envie de me laisser séduire par les nombreux régimes proposés par les gourous de tous poils (y compris par des médecins). Je n'avais d'ailleurs jamais préconisé de régime particulier à mes patients. En revanche je donnais fréquemment des indications nutritionnelles précises et j'aidais les personnes en excès pondéral à réfléchir sur cette question centrale pour leur santé.

 

Manger moins. 

 

Je devais faire un effort particulier pour manger moins et si possible, beaucoup moins.

J'étais convaincu et je le suis encore plus aujourd'hui, que personne ne grossit en mangeant moins. Dire cela semble se laisser aller à enfoncer une porte ouverte. Pourtant, je crois qu'il faut, pour perdre du poids, s'imprégner de constatations simples et se donner une ligne de conduite que l'on choisit soi-même sans se laisser guider aveuglément par des prescriptions miracles.

 

Pour manger moins, il faut commencer par se convaincre qu'un tel effort va forcément porter des fruits. Pas forcément rapidement, pas forcément de façon spectaculaire, mais vous perdrez inéluctablement du poids si vous diminuez vos portions.

 

Ce n'est pas facile. Malgré leurs dénégations, la quasi totalité des personnes obèses ou en excès pondéral, mangent trop.

Je ne faisais pas exception à la règle. Je mangeais trop parce que j'aimais manger et particulièrement les bonnes choses...évidemment!

Je me suis donc efforcé, peu à peu, de diminuer les portions ingérées. Toutes mes portions, au cours de chacun des repas.

 

Pour cela, un des moyens très efficace mais qui est, au début, un véritable crève-coeur, est d'abord de laisser une partie de vos aliments dans l'assiette. En même temps, vous apprenez à vous servir plus  modéremment. Ces deux mesures ont des effets très rapides si elles sont appliquées avec constance. Même si la perte de poids est minime, elle sera vite notable.

 

Trois repas d'importance inégale.

 

Il est habituel dans nos civilisations développées de manger trois fois par jour. Parfois plus souvent. C'est surement trop surtout si les trois repas de la journée sont également abondants.

 

Je ne suis pas convaincu, malgré les recommandations des diététiciens diplômés et "reconnus", que notre corps soit "adapté" à une prise répété trois fois dans la journée, à intervalles réguliers, de nourriture. D'ailleurs je n'ai jamais lu une seule justification  probante de ce principe qui semble pourtant faire consensus. On vous recommande même avec vigueur : "surtout, ne sautez pas un repas !".

 

Mais pourquoi donc?

 

Il me semble au contraire que toute notre génétique héritée sans grands changements de nos lointains ancêtres, nous pousse à ne pas avoir d'horaires. Les horaires nous ont été imposés par une civilisation qui ne tient aucun compte de notre biologie. En réalité, l'argument présenté comme le plus fort pour imposer des repas réguliers est celui de la" poussée de fringale". Il est vrai que lorsque l'on commence à moins manger ou même à sauter un repas, on a faim ! On a faim plus souvent dans la journée. Le risque est donc de se jeter, pour assouvir cette faim, sur la nourriture qui se présente à ce moment-là. Le risque est de "grignoter" toute la journée.

 

Cet argument est à prendre en considération. Mais il ne justifie en rien les trois repas d'importance égale répartis dans la journée.  Il faut seulement être prévenu de l'écueil que représente "le grignotage". Et pour tout dire, il faut accepter d'avoir faim pour que, peu à peu, cette sensation devienne moins forte. Il faut maîtriser sa faim. Cela fait partie de l'effort à accomplir pour perdre du poids.

 

J'ai donc décidé de répartir ma prise alimentaire de façon différente et cela conformément à ce que l'on sait aujourd'hui  de notre Physiologie digestive et hormonale : un vrai repas très complet le matin, un repas plus simple à midi et très peu d'alimentation le soir. Cette prescription se retrouve d'ailleurs dans un proverbe vieux comme le monde et très imagé, qui promet la santé à toute personne capable de le respecter : " Il faut avoir un repas de roi le matin, un repas de prince à midi, un repas de pauvre le soir ".

 

En même temps je commençais à passer beaucoup de temps au grand air, en Normandie où j'avais une petite maison. Beaucoup de jardinage, la nécessité de beaucoup marcher, de grimper des escaliers.

 

Le résultat est édifiant : en 8 ans de ce mode de vie j'ai perdu 15 kilos, progressivement, sans mécanisme d'aller et retour, de yoyo, de façon définitive. Je pèse aujourd'hui 69 kilos et suis bien décidé à  maigrir encore de 4 ou 5 kilos, ce qui devrait m'amener à un poids d'équilibre pour ma taille et mon âge.

 

Mon diabète, toujours  bien présent, s'est remarquablement équilibré. Mes chiffres d'HbA1c.se maintiennent autour du chiffre 6,5.

 

Dérnière modification le 21/01/2013 à 19:08:52

Manger moins, bouger plus