Pour tout savoir sur de diabète de type 2

L'homme est un" animal de mouvements".

La nécessité de bouger est inscrite dans le patrimoine génétique de l'homme.

Pour tout savoir.

 

L'interférence de la "civilisation".

 

Tenter de comprendre l'épidémie de diabète 2 qui envahit la planète terre depuis quelques dizaines d'années, impose de comparer les modes de vie de l'homme préhistorique et de l'homme contemporain.

 

Notre ancêtre le mieux connu, l'homme de Cro-Magnon (Homo sapiens) vivait, il y a 50 000 ans, dans des conditions difficiles. Il ne devait sa survie qu'à une activité physique intense faite de chasse, de pêche, de cueillette pour la recherche de sa nourriture, de construction d'abris, de défense de son habitat, de combat contre d'autres tribus, de lutte contre les prédateurs de toutes sortes, puis plus récemment de développement d'une agriculture et d'un élevage rudimentaires, toujours dans un environnement hostile. Ces besognes occupaient la totalité de ses journées, parfois de ses nuits, et ne laissaient que très peu de place au repos, encore moins au farniente.

 

A contrario, depuis environ deux siècles, les apports de la civilisation scientifique et technique ont bouleversé ce mode de vie. L'invention et l'utilisation des machines de toutes sortes ont permis à l'homme d'adopter une attitude qu'aucun animal ne peut se permettre : il  a la possibilité d'économiser son corps ! La force musculaire est devenue accessoire. Le cerveau et son corollaire, l'intelligence, sont devenus prépondérants car ils permettent une survie plus facile en le libérant des contraintes élémentaires et  offrant des temps de loisirs de plus en plus importants. 

 

La résistance de la génétique.

 

L'émergence de l'intelligence de l'homme est le résultat d'une évolution génétique de plusieurs millions d'années. Bien que nous ne sachions pas tout sur cette évolution, nous savons qu'elle fut lente et pérenne (et qu'elle continue ainsi) ce qui veut dire  que des modifications majeures n'interviennent pas en quelques années.On sait aussi que ces modifications sont durables. Nous pouvons les mettre en évidence et en mesurer l'impact. En termes plus direct, notre patrimoine génétique reste très proche de celui de l'homme de Cro-Magnon et nous sommes donc toujours programmés pour avoir une activité physique très intense.

 

On peut dire que l'activité physique de haut niveau est "génétiquement nécessaire" à l'homme alors que l'homme croit ne plus en avoir besoin.

Cette "tragique contradiction" est vraisemblablement un des facteurs déterminants et certainement l'un des facteurs favorisants de l'émergence de l'épidémie de diabète 2.

 

L'impact sur les métabolismes.

 

Que se passe-t-il donc au niveau de notre biologie? En quoi l'activité physique est-elle nécessaire au bon équilibre de notre corps?

Nous n'avons pas toutes les réponses à ces questions mais nous pouvons observer et mesurer que l'activité physique quotidienne est un facteur majeur pour l'équilibre de tous nos métabolismes (Cf."La Cellule, unité de vie" et "Les métabolismes, un travail incessant") c'est à dire pour le bon fonctionnement de toutes les réactions biochimiques qui se déroulent dans chacune des Cellules de notre corps (nous possédons 100 000 milliards de Cellules) à chaque microseconde (1 microseconde égale un millionième de seconde).

 

Ainsi, on a pu observer sur de très nombreux patients diabétiques 2, que l'augmentation de l'activité physique améliore : la sensibilité à l'Insuline donc la bonne utilisation des sucres et des graisses, le contrôle de la glycémie donc le niveau de l'hémoglobine glyquée et le contrôle du taux des triglycérides et du cholestérol.

En un mot, l'activité physique permet un meilleur contrôle de tous les mécanismes qui régulent l'utilisation de l'énergie par notre corps.

 

Alors, n'hésitez plus, remettez-vous en mouvement, remettez-vous dans le mouvement.

 

Sport intense et fractionné.

 

Le Pr Mac master et son équipe au Canada ont publié en décembre 2011 une observation intéressante. Ils ont mis en évidence, sur des volontaires diabétiques, le bénéfice obtenu par des séances de sport intense mais très fractionné. Il s'agissait de 10 fois 60 secondes de pédalage à 90% de la fréquence cardiaque maximale avec un repos également de 60 secondes entre chaque séquence. Il s'y ajoutait 25 minutes en tout d'échauffement et de repos. Soit un exercice de 45 minutes 3 fois par semaines.

 

Les mesures biologiques ont montré que le métabolisme glucidique et l'adaptation musculaire étaient améliorés significativement après 15 jours de cette pratique.

 

Ce chapitre a été remanié en novembre 2017

Dérnière modification le 17/11/2017 à 23:53:58

on n'insistera jamais trop sur la nécessité de l'activité physique

peut-être faudrait-il retrouver le niveau d'activité de notre ancêtre, l'homme de Cro-Magnon ?!