Pour tout savoir sur de diabète de type 2

Persévérance vaut mieux que hâte et excès.

Attention, nous avons une grande relation de dépendance à notre alimentation

L'indispensable.

 

L'homme moderne a tendance a être trop gros, trop gras. Cette situation favorise grandement la survenue du diabète 2 (Cf. "Diabète 2 et facteurs de risque."). En même temps que l'intensification de l'exercice physique, la deuxième mesure à mettre en oeuvre pour la prise en charge du diabète 2 est le retour à une alimentation meilleure. Mais changer son alimentation demande du temps. La plus grande erreur est de se lancer à corps perdu dans des programmes d'amaigrissement qui vous promettent tous la lune.

 

Pour perdre du poids, combien de fois faudra-t-il le répéter, il n'y a pas de régime miracle. Quand au régime pour diabétique 2, on peut dire qu'il n'existe pas en ce sens que tous les êtres humains devraient manger comme des diabétiques 2 s'il voulaient être en harmonie avec leur systèmes de digestion, d'assimilation et de gestion de leur énergie.

 

Deux grands repères :" trop" et "mal".

 

Pendant des centaines de millénaires, l'homme a mangé n'importe quoi, ce qu'il trouvait occasionnellement, les restes de charognes, ce qu'il chassait, pêchait ou cueillait.

Depuis l'âge néolithique, il y a environ 10 000 ans, l'homme a inventé des systèmes de production de sa nourriture (culture, élevage puis industrie) qui lui permettent, de plus en plus souvent, d'avoir l'abondance à sa disposition. il en résulte deux comportements très néfastes pour santé : il mange trop et il mange mal.

 

L'homme mange trop.

 

Comme pour tout les animaux, la nécessité de se nourrir pour survivre est inscrite au coeur de chaque Cellule humaine. C'est un besoin vital qui a conditionné le quotidien de tous nos lointains ancêtres. Il n'est donc pas surprenant de constater que l'homme est incapable de contenir ses pulsions alimentaires maintenant que la nourriture lui est proposée en quantité souvent illimitée.

 

Le plus souvent, l'homme se jette sur l'abondance. Et il le fait d'autant plus spontanément qu'il en a été privé par des famines ou par des situations géographiques défavorisées. Il le fait sans réfléchir pour satisfaire un besoin très primaire. Cela rend d'autant plus difficile la maîtrise de cette pulsion.

 

Génétiquement l'homme n'est pas programmé pour manger beaucoup. Nos ancêtres  sélectionnés par des millions d'années d'évolution ont plutôt été préparés biologiquement à supporter le manque, les disettes, les famines. Nous sommes leurs descendants et très peu dévolution génétique nous sépare de l'homme de Cro-Magnon (homo sapiens) qui vivait il y a 50 000 ans.

 

Changer d'alimentation c'est donc d'abord s'efforcer de manger moins.

 

L'homme mange mal.

 

Lorsque l'homme avait très peu à manger, le risque n'était pas grand qu'il favorise un aliment plutôt qu'un autre ! De plus, Notre corps sait très bien organiser la pénurie, beaucoup mieux que l'abondance. Enfin, la composition des aliments d'alors était très différente de celle des aliments produits par l'élevage, la culture et l'industrie. Pour ces trois raisons et bien que nous manquons de renseignements scientifiques sur ces périodes, il semble qu'un équilibre existait entre l'homme et la nature.

Aujourd'hui, l'être humain a souvent l'embarras du choix pour son alimentation. Cette abondance a créé un déséquilibre très dommageable

Changer d'alimentation c'est donc aussi choisir ses aliments de façon à organiser un apport nutritionnel équilibré.

 

L'avis du Dr Gérard Pacaud.

 

Pour vous qui êtes diabétiques 2, il est absolument capital de reconsidérer votre alimentation selon les deux critères exposés ci-dessus. C'est la seule façon de perdre du poids (ce qui est le plus souvent nécessaire) et de rééquilibrer votre diabète 2.

 

Manger moins vous demandera un effort de chaque jour sur votre gourmandise et sur votre appétit qui est toujours trop développé chez les diabétiques. Il faudra vous efforcez de diminuer toutes vos portions ce qui à terme diminuera votre appétit. Vous devez vous aussi vous efforcez de laisser un peu de vos aliments dans l'assiette même si vous avez "encore faim". Il faut en effet vous persuader que votre cerveau vous trompe (Cf. "Le rôle du cerveau") parce que le système énergétique de tout votre corps est détraqué. La faim presque permanente est un symptôme fréquent dans le diabète 2 mais qui ne correspond à aucun besoin !

 

Répétez-vous sans cesse que vous mangez presque toujours trop ! (ceci est d'ailleurs vrai pour presque tous les humains qui vivent dans l'abondance, même les non diabétiques).

 

Des travaux récents confirment ces affirmations. On a pu calculer que pour perdre 1 kilo il fallait se priver de 7000 calories de nourriture. Associée à une augmentation d'exercices physiques, cette privation permet d'obtenir un amaigrissement de 3 à 4 kilos en 3 mois.

 

Manger mieux exige aussi un effort réel pour apprendre à distinguer les classes d'aliments, leur composition, la répartition des différentes classes de nutriments, leurs intérêts respectifs, et leur répartition dans une ration alimentaire équilibrée. Ce site  est là pour vous aider. Mais il vous faudra de la patience et de la constance mais  aussi la certitude que votre équilibre glycémique en sera meilleur.

Dans cet effort, n'hésitez pas à vous faire aider par votre médecin, votre diabétologue et votre diététicien(ne).

 

Ce chapitre a été mis à jour en juillet 2013.

Dérnière modification le 05/07/2013 à 08:20:39

nous sommes trop goulus, donc trop gros et trop gras