Pour tout savoir sur de diabète de type 2

Une nouvelle famille qui cherche encore sa place.

Pour tout savoir.

 

Quelle incrétino-mimétique?

 

Si votre médecin a décidé de vous prescrire un incrétinomiométique (Cf. "Les incrétinomimétiques 1), il choisira dans deux groupes de produits, d'une part le groupe des analogues de la GLP1, d'autre part le groupe des inhibiteurs de la DPP IV.

 

Les analogue de la GLP1. Deux produits sont disponibles. Les noms commerciaux sont écrits en violet :  l'exenatide ( Byetta et Bydureon) et  le liraglutide (Victoza).

 

Les inhibiteurs de la DPP IV.  Cinq produits sont disponibles. Les noms commerciaux sont écris en violet :  la sitagliptine (Januvia, Janumet, Efficib, Ristaben, Tesavel, Velmetia, Xélévia), la vildagliptine (Galvus, Eucréas, Icandra, Jalra,), la saxagliptine (Onglyza, Komboglyse), la linagliptine (Trajenta et Jentadueto) et l'alogliptine (Vidipia, Vipdomet) .

 

Modalités de prises.

 

Les analogues de la GLP1 sont injectables. Ils nécessitent deux injections quotidiennes  par voie sous-cutanée. C'est une contrainte mais, contrairement à l'Insuline, vous vous injectez toujours la même dose.

Les inhibiteurs de la DPP IV se prennent par voie orale à raison d'une prise par jour, le matin.

 

Les effets secondaires.

 

Concernant les analogues de la GLP1, les effets scondaires sont les suivants : nausées et vomissement assez fréquents, très peu d'hypoglycémies.

 

Concernant les inhibiteurs de la DPP IV, les effets secondaires sont les suivants : trougles gastro-intestinaux, augmentation de la fréquence des infections des voies aériennes supérieures (ORL), réactions allergiques, troubles hépatiques et même déclenchement d'hépatites pour la vildagliptine. Pour celle-ci, il faut contrôler la fonction hépatique avant la prescription et pendant le traitement.

Il faut cependant garder en mémoire que tous ces produits sont de prescription récente. Il est donc possible que tous les effets secondaires ne soient pas encore démasqués.

Récemment, une augmentation de la fréquence des pancréatites et du cancer du pancréas a été rapporté concernant la sitagliptine.

 

Sujets à risques et contre-indications.

 

Les insuffisants hépatiques.

 

Associer ou éviter quels remèdes?

 

Pour les inhibiteurs de la DPP IV, il faut éviter de les associer avec les sulfamides hypoglycémiants car le risque de déclencher une hypoglycémie existe.

 

Bilan rapide.

 

Aspect "plus":

Un effet réel sur la diminution de la poussée glycémique après les repas.

 

Aspect "moins":

Les effets secondaires décrits ci-dessus qui semblent différents d'une molécule à l'autre. Ce sont des remèdes récents dont il faut suivre attentivement les résultats sur les enquêtes épidémiologiques.

 

En pratique :

Deux groupes de remèdes qui demandent encore à faire leurs preuves. Les effets secondaires méritent d'être mieux répertoriés et évalués. De nombreuses études sont en cours pour mieux cerner leur impact sur la maladie diabétique y compris sur sa prévention chez des sujets en état d'insulinorésistance (prédiabète).

 

Avis important concernant les incrétinomométiques.

 

Fin mars 2013, les autorités de santé européennes annoncent qu'elles évaluent actuellement les résultats d'une étude menée par un groupe de chercheurs académiques indépendants qui suggèrent une augmentation du risque de pancréatites (inflammation du pancréas) et  des modifications cellulaires précancéreuses (appelées métaplasies des canaux pancréatiques) chez des patients présentant un diabète 2 traités par les agonistes du récepteur GPL-1et les inhibiteurs de la DPP-IV (les incrétinomométiques).

Dans l'attente des résultats de cette  évaluation, il est recommandé de na pas modifier les traitements en cours.

 

L'avis de la revue "Precrire"

 

Il faut noter qu'en février 2017, la revue "Prescrire", la seule revue médicale absolument indépendante de l'Industrie pharmaceutique, a préconisé l'arrêt de l'utilisation des  gliptines ( sitagliptine, vildagliptine, saxagliptine, linagliptine, alogliptine) au motif de l'absence   de vrai bénéfice thérapeutique démontrée et des risques d'effets secondaires en cours d'évaluation.

L'avis de la revue "Prescrire" rédigée par des médecins praticiens est particulièrement intéressant.

 

Chapitre mis au point en  octobre 2017.

Dérnière modification le 20/10/2017 à 16:58:39

remèdes récents, efficaces mais on connait mal les effets secondaires à long terme