Pour tout savoir sur de diabète de type 2

Le choix de votre médecin traitant ou du diabétologue.

Toujours d'abord insister sur l'exercice physique et une amélioration de l'alimentation.

L'indispensable.

 

Le diagnostic d'un diabète 2 n'entraîne pas automatiquement la prescription de médicaments. J'ai déjà insisté (Cf. "Hygiène de vie") sur les mesures hygiéno-diététiques qui sont primordiales pour  que chaque personne prenne en charge son diabète. Chaque fois que cela est possible  elles seront mises en oeuvre avant tout traitement médicamenteux.

 

Les médicaments ne seront prescrits qu'en seconde intention.

 

Stratégie proposée par la Haute Autorité de Santé (HAS).

 

1. Dans tous les cas, aussitôt après le diagnostic de diabète 2, mesures hygiéno-diététiques pendant 3 à 6 mois. Cependant cette règle ne sera pas appliquée si des complications sont déjà détectées c'est à dire si le diabète est découvert tardivement (Cf. "Les complication du diabète 2") ; on prescrira alors un traitement adapté.

 

2. Si après cette période sans médicaments l'HbA1c reste > 6 : prescription de metformine (Cf. "La metformine 1 et 2").

 

3. Si après 6 mois de cette stratégie N°2, l'HbA1c./strong> reste > 6,5 : prescription d'une bithérapie (2 remèdes de deux familles différentes).

 

4. Si après 6 mois de cette stratégie N°3, l'HbA1c./strong> reste > 7, prescription d'une trithérapie (3 remèdes de 3 familles différentes).

 

5. Si après 6 mois de cette stratégie N°4, l'HbA1c./strong> reste > 8, passage à l'Insuline.

 

Remèdes et informations ?

 

Votre médecin traitant ou votre diabétologue fera le choix des remèdes. Pour cela il utilisera les critères suivants : votre IMC (indice de masse corporelle), votre périmètre abdominal, votre profil glycémique (chiffres de vos glycémies à jeun et après les repas), les données connues concernant la tolérance et les contre-indications de chaque classe de médicaments.

 

De plus, il évaluera pour vous en particulier(et pour chacun de ses patients) le rapport bénéfice/risque qu'il remettra en question très régulièrement en fonction des nouvelles études qui paraissent régulièrement dans la presse médicales spécialisées sur les médicaments les plus récents et sur les nouveaux médicaments. Il accordera une attention particulière aux enquêtes de "morbimortalité" ce qui veut dire qu'il saura vous éviter de prendre certains remèdes qui, malgré leur mécanisme d'action intéressant pourraient apparaître comme porteur de risque de mortalité accrue ou d'effets secondaires accrues (par exemple cardiovasculaires) (Cf. "Les glitazones 1 et 2").

 

L'avis du Dr Gérard Pacaud.

 

Vous êtes si nombreux aujourd'hui à former ce groupe des diabétiques 2 que vous vous rencontrez et qu'il vous arrive de parler entre vous de votre maladie. Ce qui est bien normal et bien utile. Il vous arrive aussi de comparer comment votre maladie est prise en charge par vous-même et par votre médecin. Vous devez donc engager le dialogue sur ce sujet avec  celui-ci (Cf. "Bonjour docteur"). Même s'il ne peut pas tout vous expliquer concernant certaines études, il justifiera ses décisions et vous aidera à les comprendre.

De plus,   Internet   fait désormais circuler l'information  dans tous les coins du monde à une vitesse record (ce qui permet à ce site d'exister). Il vous arrivera donc de repérer parfois des information alarmistes concernant certains remèdes. Elles ne sont pas toujours justifiées, sont même parfois fausses, mais peuvent vous inquiéter. Vous devez alors demander des explications.

 

Il faut en effet vous convaincre que le diabète 2 avec ses centaines de millions de patients, représente un  enjeu commercial colossal pour les groupes pharmaceutiques qui activent  de très nombreuses équipes de chercheurs et nous annoncent des nouvelles familles de remèdes pour très bientôt ( 2013). Il est donc certainement souhaitable que vous preniez votre santé en main en cherchant le maximum d'informations pour savoir si toutes les règles de contrôle et toutes les règles éthiques ont été respectées lors de la mise sur le marché d'un produit.

 

Le cas de l'Acomplia.

 

Pour conclure ces recommandations par un exemple malheureux, il faut rappeler ce qui s'est passé récemment avec l'Acomplia ("rimonabant"). Après quelques tribulations pour préciser son champ d'action, ce produit qui agit au niveau de récepteurs cérébraux en diminuant l'appétit, a été mis sur le marché  en 2006 dans 18 pays européens pour traiter l'obésité des sujets diabétiques 2. Son action réelle ne semble pas contestable et il a été prescrit à de très nombreux obèses et diabétiques 2 ( plus de 700 000 !) avec des résultats objectivables. Mais ses effets pervers ne le sont pas moins. Le problème concerne sa tolérance psychique : dans au moins 25% des cas (!!)  il provoquait des réactions d'angoisse ou de dépression avec parfois des idées suicidaires ! Il a donc été retiré du marché, en Europe, le 23 octobre 2008 et n'a jamais été vendu aux Etats-Unis, plus prudents pour cette fois. Il faut cependant noter que le poduit n'est que "suspendu" et les laboratoires Sanofi-Aventis espèrent apporter de nouveaux travaux pour convaincre les autorités médicales qui délivrent les autorisations.

 

Trois remarques.

 

* On peut se demander, devant un tel bilan, si les études préparatoires à la mise sur le marché avait été bien faites !

 

* On peut faire remarquer qu'il serait sans doute plus sage, plus raisonnable de la part des responsables de Sanofi-Aventis, d'abandonner définitivement cette molécule et de rechercher un dérivé moins toxique.

 

* Enfin je témoigne, pour avoir pris ce produit pendant exactement 6 semaines durant l'année 2008, de son très fort pouvoir anxiogène. J'en ai interrompu la prise sur la pression de mon entourage qui en avait observé les effets secondaires pervers, effets que je tentais de nier alors que je les ressentais clairement.

 

Dérnière modification le 24/01/2013 à 17:14:29

dialoguez avec votre médecin pour adpater votre traitement

les stratégies de prescription sont bien codifiées mais peuvent évoluer