Pour tout savoir sur de diabète de type 2

Médicaments récents, encore en quête d'indication.

Pour tout savoir.

 

Rappel : les  glitazones plus précisément nommées thiazolidinediones, sont des produits obtenus par synthèse chimique dans l'industrie pharmaceutique.

 

Quelle glitazone? 

 

Votre médecin, s'il avait décidé de vous prescrire une glitazone,   choisissait parmi les noms commerciaux suivants : Actos (pioglitazone) ou Avandia (rosiglitazone). Ces deux produits ne sont pas tout à fait équivalents même si leur mode d'action est similaire.

Une association de roziglitazone et de metformine est commercialisée sous le nom d'Avandamet. Une association de pioglitazone et de metformine est commercialisée sous le nom de Competact.

 

Modalités de prises.

 

Avandia existait sous forme de comprimés dosés à 2, 4 ou 8 mg. la dose quotidienne à ne pas dépasser était 8 mg en 2 ou 3 prises quotidiennes.

Actos existait sous forme de comprimés dosés à 15 ou 30 mg. La dose maximale quotidienne à ne pas dépasser était 45 mg en 2 ou 3 prises quotidiennes.

Les résultats sur la baisse de la glycémie et surtout sur celle de l'HbA1c.n'étaient  perceptibles qu'après quelques semaines de traitement.

 

Les effets secondaires.

 

Les glitazones entraînaient une  prise de poids (sous roziglitazone) plus ou moins importante ( 5 à 7 kilos parfois en 2 à 3 ans) mais avec une répartition différente des graisses : diminution de la graisse viscérale, de la graisse hépatique et de la graisse musculaire et augmentation de la graisse cutanée (Cf. "les glitazones 1").

Elles entraînaient aussi une rétention hydro-sodée (rétention d'eau et de sodium) avec apparition d'oedèmes des membres inférieurs chez 10% des patients.

Des études ont également montré pour les deux remèdes une augmentation des fractures des membres inférieurs chez les femmes (9%).

 

L'affaire des glitazones.

 

La mise en évidence des effets secondaires des glitazones a d'abord mis l'accent sur une aggravation des insuffisances cardiaques. De nombreuses enquêtes, toutes plus ou moins controversées et discutées, ont fini par établir une petite augmentation du risque d'infarctus du myocarde pour la rosiglitazone. L'Agence Européenne du Médicament a donc décidé de suspendre l'autoirsation de mise sur le marché de la roziglitazone et des mélanges où elle se trouve en association avec un autre remède (Avandia et Avandamet).

 

L'affaire n'est pas terminée et les laboratoires défendent évidemment avec ardeur leur produit cherchant à minimiser ses effets secondaires. Cette position s'appuie sur la propriété des glitazones d'améliorer le fonctionnement de la Cellule β du pancréas et d'être ainsi le premier produit qui pourrait être utilisé à titre préventif.

 

Tout récemment, en date du 19 avril 2011, l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a attiré l'attention sur un lien possible entre une exposition prolongée à la pioglitazone et une augmentation du risque de cancer de la vessie. Une étude  a été diligentée dont les premiers résultats connus en mai 2011 ont conduit, le 9 juin 2011, au retrait du marché de la pioglitazone (donc également des spécialités appelées Actos et Competact) .

 

Sujets à risques et contre-indications.

 

En fonction de ce qui précède, l''insuffisance cardiaque était une contre-indication formelle à l'utilisation des glitazones avant leur interdiction.  L'insuffisance hépatique était une autre contre-indication car en diminuant l'élimination du remède, cette insuffisance en augmente la concentration donc le risque cardiaque potentiel.

 

Associer ou éviter quels remèdes?

 

Les glitazones pouvaient être associées aux autre antidiabétiques puisqu'elles présentaient un mécanisme d'action original.

En revanche elles ne devaient pas être associée à l'Insuline qui partage avec elles le pouvoir d'induire une rétention hydo-sodée (voir ci-dessus).

 

Bilan rapide

 

* Aspect "plus": leur mécanisme d'action original qui en fait toujours des candidates pour la prévention du diabète 2 du fait de leur effet protecteur vis à vis de la Cellule β du pacréas (Cf." les glitazones 1"), si les mesures d'interdiction sont levées après études complémentaires.

 

* Aspect "moins": le risque cardio-vasculaire qui semble  bien documenté. La prise de poids même si elle est en faveur d'une diminution de la graisse viscérale.   

 

En pratique : avec les glitazones nous disposons de remèdes très récents (une dizaine d'années) aujourd'hui interdits d'utilisation et en cours de réévaluation, dont tous les effets aussi bien  bénéfiques que secondaires, sont encore mal définis 

 

Ce chapitre a été mis à jour en février 2013.

Dérnière modification le 15/02/2013 à 22:36:36

remède prometteur mais aux effets secondaires mal identifiés