Pour tout savoir sur de diabète de type 2

Faudra-t-il un jour bannir la cuisson des aliments?

Pendant 10 millions d'années, nos lointains ancêtres n'ont mangé que de la nourriture crue. Sommes-nous bien sûr que notre génétique nous rend tous aptes à bien vire en n'utilisant que de la nourriture cuite?

L'indispensable.

 

L'utilisation du feu.

 

Les dernières traces d'hominidés retrouvées par les paléontologues,  peuvent être datées  de plusieurs millions d'années (5 à 10 millions).

 

Même si les renseignements recueillis sont insuffisants pour décrire en détails le mode d'alimentation de ces lointains ancêtres, on peut être sûr qu'il n'ont commencé à utiliser le feu pour cuire leurs aliments  qu'assez tardivement, il y a environ 750 000 à 400 000 milles ans, l'imprécision de ces chiffres étant dû, évidemment, aux difficultés de la datation. La maîtrise du feu semble n'être intervenue qu'il y a 250 000 ans.

 

Les hommes d'avant cette époque mangeaient tous leurs aliments crus. On peut donc dire que leur système digestif était adapté à cette situation. Ils devaient être capables de digérer la nourriture qu'ils avaient ingéré crue, pour pouvoir l'assimiler.

 

L'utilisation du feu ne s'est sûrement pas répandu sur la surface du globe comme une trainée de poudre et on peut imaginer que des hommes nomades ont parfois eu beaucoup de mal à protéger cette formidable découverte pour pouvoir l'utiliser facilement au quotidien. Même les hommes de Cro-Magnon  (il y a 50 000 ans)  ne devaient pas toujours manger une alimentation cuite.

 

On peut donc penser que l'homme n'utilise le feu de façon régulière que depuis 10 000 ans, tout au plus. Cet homme-là, notre ancêtre récent, présentait le même patrimoine génétique que le nôtre et était donc encore très adapté à manger des aliments crus.

 

Quelle différence entre le cuit et le cru?

 

Faciliter le travail de la digestion.

 

La première vertu que l'on attribue à la cuisson  est de dégrader les molécules alimentaires complexes en libérant des molécules plus simples qui deviendront assimilables ou seront plus faciles à dégérer.

Ainsi les céréales ne sont comestibles qu'une fois cuites. La maîtrise du feu en même temps que celle de la culture des céréales a ainsi permis à l'homme de diminuer le risque de famine qui a longtemps perturbé sa survie. De même d'autres substances très utiles ne deviennent biodisponibles qu'une fois cuites : ainsi le lycopène de la tomate ou les caroténoïdes de certains légumes.

 

Les inconvénients.

 

La cuisson  présente des inconvénients. Elle entraîne la destruction d'une partie des micronutriments (Cf."Les micronutriments") qui ont une importance qualitative considérable, vitamines, minéraux, oligoéléments et anti-oxydants. Elle détruit la plupart des enzymes contenues dans les légumes ce qui fait dire à certains que les aliments cuits sont des aliments "morts" ! Ainsi les patrisans du "cru" préconisent de manger des céréales germées qui sont devenues assimables grâce à la germination.

 

Au final, la cuisson est-elle un avantage?

  

Aucun animal n'utilise le feu pour cuire ses aliments et l'homme reste biologiquement très proche des animaux. L'homme est donc le seul animal à utiliser la cuisson.

Dans ce contexte et en l'absence d'un travail scientifique sérieux sur ce sujet, il est vraiment difficile, voire impossible de dire si la cuisson des aliments a apporté un "plus" à l'humanité ou au contraire a créé des troubles dont seraient issues certaines maladies de civilisation dont le diabète 2. Une expérimentation comparée sur deux groupes de volontaires serait pourtant possible mais, à ma connaissance, n'a jamais été faite sérieusement.

 

Il faut aussi remarquer que pendant quelques millénaires, l'humanité a bien survécu en combinant le cru et le cuit. La nouveauté, aujourd'hui, est surtout apportée par l'alimentation industrielle, qui conditionne des aliments trop  raffinés et presque toujours cuits,  peut-être responsables d'un grande partie des maladies de civilisation.

L'acquisition du cuit pourrait alors avoir été un progrès dans l'évolution de l'homme, progrès qui aurait été dévoyé par son utilisation systématique.

 

Le crudivorisme.

 

Ici, il faut dire un mot sur cette pratique élaborée par un suisse nommé Guy-Claude Burger, gourou d'une secte qui recommande la consommation exclusive de produits crus dont chacun ferait le choix en fonction de son instinct.

 

Le choix de ce type d'alimentation peut, peut-être, être argumenté en tenant compte, en partie, de notre patrimoine héréditaire, mais en revanche la dérive sectaire qui consiste à prescrire cette méthode de façon exclusive pour guérir des maladies comme les cancers, le sida et le diabète est évidemment à dénoncer vigoureusement . D'ailleurs, à cause de telles incitations, Burger a été condamné deux fois pour exercice illégal de la médecine après que des accidents graves soient survenus sur des patients trop crédules. 

 

L'avis du Dr Gérard Pacaud.

 

Pour donner un conseil après cette courte analyse critique, bien qu'il n'y ait aucun travail scientifique qui puisse accréditer ce point de vue, je serai assez favorable à inciter les diabétiques 2 à manger des produits crus ou peu cuits, assez souvent (au moins une ou deux fois par jour). Et cela suite à ma propre expérience.

 

Non pas, évidemment, pour suivre les élécubrations des gourous du type Burger qui prônent le crudivorisme, mais pour offrir à notre système digestif des produits plus naturels, non trafiqués industriellement, non mélangés et non pré-cuits et donc plus longs à dégérer ce qui ralentit la vitesse de pénétration des nutriments.

 

Rappelez-vous qu'un diabétique 2 a toujours intérêt à "encombrer" son estomac (Cf."L'estomac plein") pour ralentir l'assimilation du Glucose dont son organisme ne sait pas gérer l'afflux en trop grandes quantités.

 

Ce chapitre a été mis à jour en mars 2013.

 

 

 

Dérnière modification le 12/03/2013 à 10:08:26

efforcez-vous de manger des aliments crus