Pour tout savoir sur de diabète de type 2

Pour ou contre?

Le glucomètre est certainement un excellent outil d'éducation du diabétique 2. Il est un accélérateur de motivation. Mais il demande de la patience et du doigté de la part du médecin.

Pour tout savoir.

 

Le glucomètre est l'objet d'un petit débat chez les médecins qui ont des positions nuancées et variées vis à vis de cet appareil pourtant bien utile.

 

Le glucomètre ou lecteur de glycémie est un petit appareil très simple à utiliser qui vous permet de mesurer le taux de Glucose dans votre sang à domicile en quelques secondes. Il s'agit d'un mini laboratoire de poche qui utilise une petite bandelette réactive et un système de lecture automatique des résultats qui s'affichent sur un écran en grammes par litre.

 

Pour utiliser le glucomètre il faut faire une petite piqûre au bout d'un doigt à l'aide d'un autre petit appareil, un autopiqueur, qui est une sorte de catapulte miniature pour une lancette. La gouttelette de sang produite par la piqûre est recueillie sur la bandelette réactive placée à l'extrémité de l'appareil de mesure. Le résultat s'affiche en 5 secondes.

 

Il existe plusieurs modèles de glucomètre et d'autopiqueurs qui sont devenus de plus en plus perfectionnés au fil du temps. Ils donnent des résultats équivalents avec une assez faible précision ce qui n'est pas très gênant. Pour ce type de mesure l'ordre de grandeur importe plus que la précision. L'important est surtout de comparer des mesures faites avec le même appareil.

 

Les appareils sont remboursés  par la Sécurité Sociale  (octobre 2017).  Pour les bandelettes, un décret incompréhensible (février 2011) vient d'en limiter le remboursement pour les diabétiques non insulinés à 200 bandelettes par an !  Elles restent rembousées pour les diabétiques insulinés. Cette limitation du remboursement est une mesure qui ne va pas dans le bon sens car la diminution du coùt de la maladie diabétique passe certainement par une meilleure compréhension de celle-ci par le sujet malade. Cependant, le médecin traitant peut continuer à prescrire ces bandelettes chez les patients dont le diabète est instable.

 

 L'avis du Dr Gérard Pacaud.

 

L'utilisation du glucomètre est controversée. Je pense qu'elle est pourtant d'un grand intérêt si le médecin sait guider intelligemment son patient afin que celui-ci en tire toujours des décisions pratiques. Cette mesure, présentée comme une mesure d'économie par les autorités de contrôles, me semble aberrante. Il y a bien d'autres économies beaucoup plus importantes à faire concernant le diabète et, en premier lieu, investir dans la prévention à outrance.

 

Arguments pour le glucomètre 

 

-convaincre un patient que, malgré l'absence totale de symptômes qui caractérise le diabète 2, sa maladie est bien effective et qu'il peut  contrôler cela, notamment après un repas trop riche en sucres.

 

-découvrir l'impact réel d'un repas précis ou d'une prise alimentaire particulière sur la glycémie.

 

-apprendre à gérer son alimentation en essayant différents produits avec mesure avant la prise et une ou deux mesures après. On peut ainsi déterminer des aliments qui agissent moins rapidement sur la glycémie (Cf. "L'index glycémique").

 

-en conséquence, apprendre à mieux contrôler les poussées d'hyperglycémie  et éventuellement les hypoglycémies c'est à dire apprendre à corriger d'éventuelles erreurs (Cf. "Les comas diabétiques").

 

-découvrir l'effet des différents remèdes prescrits et pouvoir dialoguer avec son médecin pour adapter son traitement.

 

-il  peut aussi être très utile au cours des traitements à l'Insuline (Cf. "Le passage à l'Insuline"). 

 

Argument contre le glucomètre

 

-il n'y en a, réellement, qu'un seul : la mesure de la glycémie au bout du doigt peut devenir source d'angoisse chez un sujet qui l'interprète mal et en fait un élément obsessionnel de contrôle. Mais c'est précisément le rôle du médecin traitant d'éviter la survenue de cette angoisse.

 

Comment faire?

 

C'est le médecin traitant ou une infirmière spécialisée qui doit apprendre au patient à se servir du glucomètre. Cela réclame, dans un premier temps, d'écarter, au moins momentanément, ceux qui pour différentes raisons ne pourront pas pratiquer ce petit geste technique sur eux-mêmes. Ainsi les personnes atteintes de tremblements, celle qui ne supportent pas la vue du sang ne serait-ce qu'une goutte, les sujets atteints de troubles mentaux, les sujets très émotifs, les sujets trop angoissés par les risques des complications ...

 

Pour les autres, il faut montrer comment faire.

Tout apprentissage implique de voir faire et de faire soi-même. Cela réclame du temps. Cela réclame de la patience pour certains. Mais le succès est toujours au bout de l'effort et cet apprentissage permet, dès lors, un échange fructueux entre le diabétique2 et son médecin.

 

Pour que cet échange puisse vraiment s'installer, il faut demander fermement au diabétique 2 de tenir un cahier du relevé de ces mesures de glycémie avec indications des conditions précises : horaire, après quel repas ou quel aliment, après quel médicament...

Le médecin sera alors le mettre d'ouvrage qui décidera à qelles périodes, à quels moments, quels jours, il sera judicieux de pratiquer cet auto-contrôle.

Cette pratique, un peu longue à mettre en place, est certainement un vrai moyen pour améliorer la prise en charge du diabète 2.

 

Attention.

 

Il ne faut pas piquer le bout de l'index et du pouce qui sont les deux doigts les plus utilisés pour la préhension. Il est préférable d'utiliser les trois autres doigts sur lesquels un éventuel petit hématome aura des conséquences moins désagréables.

 

 

 

Ce chapitre a été relu etmis à jour en octobre 2017.

 

Dérnière modification le 19/10/2017 à 14:57:08

je suis favorable à l'utilisation du glucomètre