Pour tout savoir sur de diabète de type 2

L'excès de glucose est toxique pour toutes les artères.

Diabétiques 2, vous devez soigner vos artères.

L'indispensable.

 

Je l'ai dit précédemment, mais il faut le répéter car  cette notion est fondamentale, les artères, les grosses et les petites, sont altérées par l'athérosclérose qui se développe au cours de l'évolution du diabète 2.

 

En ce qui concerne les  grosses artères, on appelle cette atteinte la "Macroangiopathie" Un mot formé de deux racines grecques : "macro" qui veut dire "gros" et "angéios"qui veut dire "tuyaux, conduits, vaissaux".

 

Le Glucose en excès est toxique.

 

Sans entrer dans le détail des mécanismes biologiques qui commencent à être bien décryptés, retenez que la Glucose en excès dans les artères est capable de se fixer sur les protéines du sang circulant pour former des produits dits de "glycation"qui sont d'autant plus agressifs pour les parois des artères qu'ils sont en plus grande quantité. Celles-ci se déforment, gonflent, deviennent moins élastiques, voient leur diamètre diminuer et font alors obstacle au passage du sang vers les organes qui, à leur tour, souffrent d'une mauvaise nutrition et d'une mauvaise oxygénation.

De nombreuses études cliniques portant sur des groupes de population très importants ont montré que les accidents cardio-vasculaires étaient beaucoup plus fréquents chez les diabétiques 2 que chez les non diabétiques.

 

Un infarctus souvent silencieux.

 

Le coeur qui est un muscle très exigeant en oxygène et en énergie, est  souvent touché. Il développe un infarctus appelé "Infarctus du myocarde., directement lié au rétrécissement ou à l'obstruction des artères coronaires qui sont ses vaissaux nourriciers. 

 

Qu'est-ce qu'un infarctus?

 

Le mot infarctus si souvent mal prononcé (infractus!!) vient du verbe latin "farcio, farcire" qui veut dire "bourrer". Il exprime bien que les artères coronaires "bourrées" par les  dépots d'athérome ne laissent plus passer le sang oxygéné ce qui entraîne une nécrose (destruction) de la zone musculaire correspondante. De ce fait  cette zone ne peut plus se contracter et, si elle est trop importante, le coeur s'arrête de battre ce qui entraîne la mort du sujet.

 

Les diabétiques 2 sont fortement exposés à ce risque s'ils ne se soignent pas, risque accru par le fait que la Neuropathie diabétique presque toujours associée (Cf. "Des nerfs à fleur de peau") rend cet infarctus totalement indolore dans 30% des cas.

 

L'artérite des membres inférieurs.

 

Il s'agit d'une atteinte particulièrement grave des grosses artères des jambes et des pieds appelée "artérite oblitérante". Une mauvaise prise en charge du diabète 2 peut lui pemettre d'évoluer jusqu'à l'amputation.

Les symptômes de cette artérite sont essentiellement des douleurs du mollet qui surviennent à la marche et cèdent au repos. Au fur et à mesure de son aggravation, le périmètre de marche se raccourcit ce qui impose des arrêts de plus en plus fréquents et rend les déplacements aléatoires.

 

L'accident vasculaire cérébral.

 

Notre cerveau est irrigué par deux artères qui remontent  de chaque côté du cou, les artères carotides. Sous l'action de l'athérosclérose, elle peuvent également s'obstruer avec comme conséquence une mauvaise oxygénation du cerveau. Un accident aigu est alors possible que l'on appelle un AVC (Accident Vasculaire Cérébral)  qui entraîne des paralysies partielles ou totales d'une moitié du corps (hémiplégies) avec, souvent, aphasie (perte de la parole).

 

L'hémoglobine glyquée, le meilleur témoin.

 

Pour lutter contre ces trois types d'accidents artériels, il est essentiel de maintenir sa glycémie au plus proche de la normale (Cf. "Le diagnostic du diabète 2"), c'est à dire entre 0,70g/l (minimum à jeun) et 1,50g/l (maximum après un repas). Pour contrôler que votre glycémie se situe le plus souvent dans ces limites, le meilleur examen est la mesure de l'hémoglobine glyquée (HbA1c. (Cf."L'hémoglobine glyquée") qui donne le chiffre moyen de la glycémie sur les deux mois écoulés.

 

L'hémoglobine glyquée à 7%.

 

Ainsi, un résultat d'HbA1c.à 7% signifie que, pour les deux derniers mois, le chiffre moyen de votre glycémie a été de 1,26g/l. Ceci est un bon résultat. C'est pour cette raison que l'on insiste souvent sur ce chiffre 7 comme objectif à atteindre chez tous les diabétiques 2. La tendance, en 2011, et d'inciter les diabétiques 2 à ramener ce chiffre à 6,5.

 

L'avis du Dr Gérard Pacaud.

 

La tendance des responsables médicaux en matière de diabétologie, depuis plusieurs années, est de proposer et de tenter d'imposer des limites toujours plus basses pour les paramètres biologiques les plus significatifs. Pour la glycémie, le consensus du diagnostic est passé depuis longtemps déjà, de 1,40g/l à 1,26g/l.

 

Il en est de même pour l'Hb1Ac pour laquelle la tendance 2011 est de passer de 7% à 6,5% ou même 6%. Vous remarquerez que ce chiffre de 6% est celui que l'on trouve chez un sujet non diabétique.

 

Cette exigence s'appuie sur des études statistiques qui portent sur des cohortes de plus en plus nombreuses de patients pour lesquels on a observé l'évolution de la maladie sur plusieurs années en fonction de différents critères, notamment biologiques. Les autorités médicales sont désormais convaincues que le maintien de l'HbA1c.à 6% permettrait une diminution notable de la survenue des complications vasculaires du diabète 2.

Cependant, il ne faut pas que ces incitations découragent les patients qui n'arrivent pas à faire descendre suffisamment leur Hb1Ac. Selon les types de diabètes (et on considère aujourd'hui que cette maladie présente des modalités très variables selon les personnes) il est parfois difficile d'arriver au chiffre idéal de 6,5 ou 6% ! Le plus important est de faire l'effort de tendre vers ces chiffres en évitant la remontée du taux d'Hb1Ac.

 

Pensez-y !

 

Ce chapitre a étérevu et mis à jour en octobre 2013.

Dérnière modification le 11/10/2013 à 12:44:38

pensez à votre coeur, soyez exigeant et maintenez votre HbA1c en dessous de 7