Pour tout savoir sur de diabète de type 2

Vieillir est un facteur aggravant.

A quel âge est-on "âgé"?

L'indispensable.

 

L'âge, un notion un peu floue !

 

A quel âge peut-on être considéré, aujourd'hui, en 2013 comme une personne âgée? La réponse est difficile et de nombreux facteurs interviennent pour la rendre floue. Il est certain qu'avec les progrès de l'hygiène et de la médecine, et l'amélioration des conditions de travail, la notion de vieillesse et de vieillissement a considérablement "évolué", comme l'espérance de vie.

 

Au milieu du 20ème siècle, après la guerre de 39/45, on était considéré comme vieux à partir de 55 à 60 ans. Aujourd'hui, la tendance est de repousser cette limite vers 70 ans.

Quoi qu'il en soit notre organisme s'use avec le temps, notre corps répond moins bien aux demandes et notamment nos défenses immunitaires faiblissent. Concernant les diabétiques 2, il faut ajouter que tous ne commencent pas leur diabète au même âge, que les fracteurs génétiques de chacun sont certainement assez différents et surtout que les différences de prises en charge de la maladie introduisent des  écarts considérables concernant la survenue des complications.

 

Le mieux est donc de fixer un âge moyen autour de 65 ans pour décider que tous les diabétiques 2 doivent recevoir encore plus d'attention dans la surveillance de leur maladie.

 

Approche gériatrique : un besoin.

 

La prévalence du diabète 2 augmente avec l'âge. La dernière enquête nationale de 2007 indique que, dans la tranche d'âge de 65/74 ans, 13,3% de la population prend des médiaments oraux ou de l'Insuline.  Cette proportion devrait aller en s'accroissant.

Cette situation crée une plus grande fréquence de certains symptômes et de certaines complications dont vous devez être averti. A partir d'une évolution de 20 à 25 ans du diabète 2, les complications  sont presque toujours présentes, plus ou moins fortement marquées, ce qui conduit à les surveiller étroitement mais aussi d'éventuelles contrindications de certains remèdes incompatibles avec une insuffisance rénale ou une insuffisance hépatique.

 

Hypoglycémie et coma.

 

Les sujets âgés présentent  une augmentation de la fréquence des accidents hypoglycémiques due à des remèdes (comme les sulfamides) mal adaptés (Cf. "Les comas diabétiques") . A l'inverse,  on observe une certaine tendance au renoncement thérapeutique, par lassitude, ce qui peu entraîner, plus rarement, des comas hyperglycémiques.

 

Si vous avez plus de 65 ans, vous devez apprendre à reconnaître les signes d'hypoglycémie qui sont trompeurs : petits vertiges, désorientation, chutes répétées, trouble du comportement d'installation rapide.

Vous devez informer votre entourage de l'apparition de ces symptômes et également le signaler à votre médecin qui reverra, avec vous, les conditions de vos prescriptions.

Dans ces situations, l'insulinothérapie n'est pas assez souvent prescrite alors qu'elle apporterait un meilleur équilibre et un bien meilleur confort de vie.

Rappelez-vous que les hypoglycémies répétées favorisent la survenue d'Infarctus du myocarde. d'accident vasculaire cérébral, de chutes et de fractures.

 

Grosses artères et coeur.

 

Le diabète 2 altère toujours les artères, grosses ou petites (Cf."Les complications du diabète"). Entre 65 et 74 ans, 20% des diabétiques présentent une coronaropathies (atteinte des artères coronaires, artères du coeur) et, après 85 ans, 28% !

Ces pathologies font le lit du trop célèbre Infarctus du myocarde./strong> qui présente, chez le diabétique 2, la redoutable caractéristique d'être indolore ou peu douloureux. Rapelons que l'Infarctus du myocarde.est une obstruction totale ou partielle d'une ou de plusieurs artères qui irriguent le coeur, les artères coronaires.

L'Incidence de l'insuffisance cardiaque augmente avec l'âge du diabétique. De même, l'accident vasculaire cérébral est une cause majeur de décès ou de handicap grave, surtout si le diabète est asocié à une hypertension artérielle.

Enfin l'artérite des membres inférieurs devient de plus en plus fréquente et expose aux risques de troubles trophiques du pied (Cf"Diabétique 2, pieds fragiles").

Dans toutes ces situations, surtout au début, n'hésitez pas à consulter votre médecin qui demandera l'avis d'un cardiologue. Le choix de votre traitement sera ainsi discuté et toujours mieux adapté.

 

Les petites artères.

 

Rétine

 

La rétine doit être d'autant plus surveillée que votre diabète évolue depuis longtemps. Les troubles de la vision sont à l'origine de nombreuses chutes, d'une grande difficulté à assurer les soins des pieds et sont aussi cause de dépression. 

Rappelez-vous que le diabète 2 est la 4ème cause de cécité du sujet âgé. Vous devez donc consulter votre Ophtalmologue tous les ans à partir de 65 ans.

 

Rein

 

L'atteinte rénale du sujet âgé ne présente pas de particularité. Mais il est clair que le nombre d'années d'évolution du diabète aggrave le plus souvent l'insuffisance.

 

Neuropathies

 

Après 65 ans, vous présentez certainement une Neuropathie (Cf. "Des nerfs à fleur de peau"). Il en existe un grand nombre de formes. Les plus redoutables sont celles qui conduisent à des lésions grave du pied avec risque d'amputation. Vous devez donc être particulièrement attentif dans ce domaine et signaler toute anomalie à votre médecin.

J'insiste sur le risque podologique  (Cf."Diabétiques 2, pieds fragiles") du fait de l'aggravation progressive de l'artérite et de la Neuropathie. Ce risque est sous-évalué par le corps médical.

 

Etat général

 

Après 65 ans, beaucoup de personnes sont en risque de dénutrition et de sarcopénie (fonte de la masse musculaire), parfois même tout en étant obèses ! Cet état est pourvoyeur de nombreuses chutes et de fractures.

 

Il faut donc d'abord s'intéresser à la nutrition.

 

C'est malheureusement une réalité : les personnes âgées mangent de plus en plus mal en avançant en âge. Parfois parce qu'elle vivent seules, puis par déprime, par fatigue ou trop souvent par manque de moyens financiers. Cette dernière raison explique le déséquilibre souvent observé entre les apports en sucres (qui coùte peu) et les apports en protéines (qui coûtent très chères).

Il faut donc alerter l'entourage et les services sociaux, insister sur les prises quotidiennes de légumes verts et de fruits mais aussi sur un  apport de protéines suffisant (poissons, oeufs, viandes) au risque, dans le cas contraire d'une perte de force musculaire qui diminue l'acitivité physique.

 

 

L'avis du Dr Gérard Pacaud.

 

Le pourcentage des personnes de  65 ans et plus, va en croissant inexorablement dans les sociétés contemporaines. Mais le vieillissement de la population est très hétérogène de même que le diabète 2 dont les durées d'évolution et le nombre et la gravité des complications qu'il provoque, sont éminemment variables.

 

Compte tenu du manque de travaux épidémiologique sur cette question et du manque de consensus dans le corps médical, le but d'une approche gériatrique de la question du diabète 2 devrait d'abord être celui de la prévention de la dépendance.

 

Il faut tout faire pour que les complications du diabète 2 entraînent le moins de perte de qualité de vie et par là-même, le moins de dépenses au système de santé.

Si vous avez plus de 65 ans et même si vous êtes "en forme",  prenez-vous en charge comme un diabétique âgé. N'hésitez pas à vous faire aider, à faire valoir vos droits auprès des services sociaux, à solliciter votre entourage, à recourir plus souvent aux avis et conseils de votre médecin traitant. Mieux vous saurez gérer votre diabète 2 et son traitement, mieux vous assurerez votre hygiène de vie, votre alimentation et votre hygiène corporelle, mieux vous maintiendrez votre glycémie dans les limites normales, mieux vous comprendrez votre maladie et les choix faits par vos médecins, mieux vous vous porterez et moindre sera les risque d'apparition des complications graves.

Chaque citoyen diabétique devrait s'engager dans cette voie tout en sollicitant les responsables politiques de sa région pour que la prise en charge de l'état soit plus grande (Cf."La prévention du diabète").

 

Ce chapitre a été mis à jour en janvier 2013.

 

 

Dérnière modification le 27/01/2013 à 20:00:17

l'âge favorise l'expression du diabète 2