Pour tout savoir sur de diabète de type 2

Une pléïade d'hormones aux rôles multiples.

L'insuline joue un rôle prépondérant dans le diabète mais il ne faut pas négliger les fonctions des nombreuses autres hormones qui participent à la régulation de l'énergie.

Pour tout savoir.

 

Toutes les Hormones citées ci-dessous et dont le rôle est brièvement exposé, interviennent dans le métabolisme énergétique de notre corps, donc dans la régulation de la glycémie. Certaines d'entre elles ouvriront peut-être de nouvelles voies thérapeutiques.

 

Le Glucagon.

 

Le Glucagon est sécrété par les Cellules α des îlots de Langerhans du pancréas. Son action est opposée à celle de l'Insuline : il mobilise les sucres de réserve en déclenchant la fabrication du Glucose à partir des réserves du foie (glycogène) et du tissu graisseux (triglycérides). Son action provoque alors une hyperglycémie qui, aussitôt, stimule la sécrétions d'Insuline. On l'utilise pour traiter le coma hypoglycémique (Cf. "Les comas diabétiques").

 

 

Le Leptine.

 

La Leptine parfois nommée "hormone de la faim" est une hormone peptidique (une petite protéine) (Cf. "la grande famille des protéines") qui régule les réserves de graisses dans l'organisme. Elle n'est pas produite par une glande Endocrine mais par les Cellules graisseuses (adipocytes) qui peuvent donc être considérées comme un organe Endocrine. La Leptine augmente la thermogenèse (la production de chaleur par le corps). Elle régule ausi l'appétit en contrôlant la sensation de satiété par action sur l'hypothalamus situé à la base du cerveau.

 

L'Apeline.

 

L'Apeline est également une hormone peptidique (une petite protéine) secrétée par les Cellules graisseuses mais aussi par les Cellules du rein, du coeur et du système nerveux. L'Apeline stimule l'utilisation du Glucose par le muscle et le tissu graisseux. Cependant, elle est sans effet sur le foie et beaucoup moins efficace que l'Insuline pour régler la glycémie. Néanmoins, chez la souris, elle est efficace pour lutter contre la résistance à l'Insuline car elle agit sur des récepteurs cellulaires différents de celle-ci. Des essais pour confirmation chez l'homme sont en cours. Les premiers résultats positifs laissent espérer l'utilisation de l'Apeline comme nouveau traitement adjuvant du diabète 2.

 

La ghréline.

 

La ghréline est une hormone qui stimule l'appétit. Son taux augmente avant les repas et diminue après ceux-ci. Elle augmente beaucoup pendant le jeûne. Elle est considérée comme antagoniste de la Leptine. Elle est produite et sécrétée surtout par les Cellules P/D1 du fundus de l'estomac humain,et, secondairement, par les Cellules epsilon du pancréas.

 

L'adiponectine.

 

L'adiponectine est encore une hormone peptidique sécrétée par les Cellules graisseuses. Elle potentialise les effets de l'Insuline au niveau du foie et du muscle. Elle ne semble pas impliquée dans la régulation de la prise alimentaire. Sa concentration sanguine est abaissée chez les obèses et les diabétiques 2. Elle a une action anti-athéromateuse et anti-inflammatoire démontrées. Les remèdes de la famille des glitazones (Cf."Les glitazones 1 et 2") augmentent la concentration sanguine d'adiponectine. Cependant les effets secondaires des remèdes de cette familles remettent en question leur utilisation.

 

La somatostatine.

 

La somatostatine est encore une hormone peptidique,  sécrétée non seulement par les Cellules de l'hypothalamus mais également par les Cellules delta de l'estomac, de l'intestin et du pancréas. Elle se lie à récepteurs  spécifiques. Elle a uniquement des actions inhibitrices dont celles qui nous intéressent spécialement sont : inhibition du largage des Hormones gastro-intestinales, ralentissement de la vidange gastrique, inhibition du largage de l'Insuline et du Glucagon, suppression de la sécrétion Exocrine du pancréas.

 

L'amyline.

 

L'amyline est un petit peptide fabriqué et sécrété par les Cellules β du pancréas en même temps que l'Insuline. Les sulfamides hypoglycémiants stimulent à la fois la sécrétion d'Insuline et d'amyline. Cette hormone inhibe la sécrétion du Glucagon mais inhibe aussi l'action de l'Insuline en favorisant la dégradation du glycogène par le foie, retarde la vidange gastrique, réduit la sensation de faim. Tous ses effets sur le métabolisme du Glucose ne sont pas élucidés.

Elle joue aussi un rôle important dans l'ostéoporose (Cf."Le rôle de l'os") car elle stimule les ostéoblastes (les Cellules qui renouvellent la masse osseuse) et ralentit les ostéoclastes (les Cellules qui détruisent la matière osseuse).

 

L'entérostatine.

 

L'entérostatine est une hormone peptidique sécrétée dans l'intestin grêle, dans l'estomac et dans certaines parties du cerveau. Elle est anorexigène donc elle réduit la prise alimentaire en particulier pour les graisses.

 

La cholécystokinine (CCK).

 

La cholécystokinine est une hormone  peptidique sécrétée par l'estomac lors des prises alimentaires de corps gras. Elle provoque une impression de satiété qui conduit à un arrêt de la prise alimentaire par informations transmises aux cerveau. Elle entraine des contractions de la vésicule biliaire. Elle a aussi un effet anxiogène.

 

La résistine.

 

La résistine est une hormone peptidique qui doit son nom au fait qu'elle semble impliquée dans la résistance à l'Insuline chez la souris. Chez celle-ci elle est sécrétée par les Cellules adipeuses alors que chez l'homme elle est produite par les macrophages et la moelle osseuse.

Chez l'homme elle ne serait pas en cause dans l'insulinorésistance mais elle serait un marqueur d'inflammation. 

 

Ce chapitre a été relu et mis à jour en octobre 2017.

Dérnière modification le 19/10/2017 à 14:30:07

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